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Le Maroilles et son terroir

La zone géographique du production du Maroilles correspond au pays naturel de la Thiérache, située au sud de l’arrondissement d’Avesnes (Nord) et nord de l’arrondissement de Vervins (Aisne). Son paysage est très particulier, véritable bocage entre la plaine du Nord et le plateau crayeux de Picardie. L’identité de la Thiérache est étroitement liée aux herbages maillés de haies ; on appelle cette petite région « le pays vert ».

La Thiérache se caractérise par un relief moyen présentant des pentes courtes et raides, couvertes de prairies et de bois, et par des précipitations abondantes (…). Sur ces sols argileux, gras et imperméables, ont été opérés des relevés floristiques, mettant en évidence la présence d’une flore riche et diversifiée.
Largement ouverte aux vents d’ouest, qui apportent des précipitations abondantes, la Thiérache est d’autant plus humide que son sol est imperméable, ce qui est favorable à l’herbe.

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Les éléments caractéristiques du milieu naturel de la Thiérache expliquent la permanence des pâturages même en période estivale, mais également la faible portance des sols en certaines périodes et la difficulté à pâturer l’herbe. (…) Malgré ces contraintes, la Thiérache reste une région dédiée à la production laitière, d’où la valorisation du lait en fromage.

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Le bocage est idéalement adapté à la production fourragère et à l’élevage en pâturages. René de la Gorce, souligne d’ailleurs à plusieurs reprises l’intérêt des haies : elles protègent des variations brusques de température et permettent de conserver l’humidité. Par ailleurs, il souligne que les pâtures abritées par les haies jouissent d’une température plus douce, « Les haies ont l’avantage d’isoler complètement les herbages et de donner un abri au bétail contre le vent et contre le soleil ». De plus, les haies jouent un rôle dans la biodiversité des prairies, et ont donc une influence sur la qualité du fromage.

Le Maroilles est donc un véritable fromage de territoire. C’est bien ce qu’indiquait dans ses attendus, le jugement du 17 Juillet 1955 du tribunal de première instance de Château-Thierry : « le fromage fabriqué dans cette région tire donc sa valeur du cru du lait, de la flore bactérienne particulière à la région, des caves d’affinages spéciales à son sous-sol pour en faire un fromage d’un aspect et d’un goût spécial impossible à obtenir dans une autre région. »

Extrait du Cahier des charges de l’appellation Maroilles